communication adaptée et CAA
La communication adaptée consiste à ajuster les mots, les supports et les modes d’échange aux besoins de chaque personne, notamment lorsque la parole, l’écrit ou certaines situations de communication sont difficiles.
Elle s’appuie sur différents moyens qui peuvent être associés : gestes, regards, images, objets, pictogrammes, écriture et parole. Les outils sont proposés selon vos possibilités, vos habitudes et votre environnement.
La communication adaptée peut aider à exprimer un besoin, une émotion, un accord ou un refus. Elle peut également permettre de mieux anticiper une situation, de faire un choix ou de prendre part à un échange.
L’objectif n’est pas de normaliser la manière de communiquer, mais de rendre les interactions plus accessibles et de soutenir l’autonomie de chacun·e.
Les supports visuels
Pictogrammes, images, photographies, séquences ou repères peuvent faciliter la compréhension et l’anticipation.
Les outils de choix et d’expression
Échelles, cartes, tableaux ou supports personnalisés peuvent aider à indiquer une préférence, un ressenti ou un besoin.
La communication alternative et améliorée (CAA)
Lorsque cela est pertinent, différents moyens de communication peuvent être associés à la parole ou constituer une autre voie d’expression. J’utilise notamment les ressources ARASAAC et CAAPABLES.
Les contenus accessibles
Certains documents ou consignes peuvent être reformulés, illustrés ou présentés selon les principes du FALC.
Aucun support n’est imposé ni considéré comme définitif. Les outils sont essayés, observés et ajustés avec vous afin qu’ils restent compréhensibles, utiles et réellement utilisables au quotidien.
Lorsque l’accompagnement se déroule en institution, ce travail peut être mené en lien avec l’équipe et les proches, en tenant compte des moyens de communication déjà employés par la personne.
Pour qui?
La communication adaptée peut être proposée à des enfants, adolescents ou adultes présentant des difficultés durables de communication, de compréhension ou d’expression, notamment dans le cadre d’un handicap, d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), d’un trouble développemental du langage - anciennement appelé dysphasie -, de troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), ou de situations dans lesquelles la parole ne suffit pas ou n’est pas toujours accessible.
Elle peut également être utile en cas de déficience intellectuelle, de troubles neurologiques, de polyhandicap ou lorsque la communication doit être soutenue par des moyens alternatifs ou augmentatifs.